Rendez-vous quand le jour naîtra

Véro appartient à Gen-chan et Sacha à Emilie – 27.02.07

Ses yeux se posèrent sur elle et il la trouva belle. Comme à chaque fois qu’il la contemplait, son coeur s’emballa, sa bouche s’assécha et il sentit ses jambes se dérober sous lui. Il posa sa main sur le dossier du banc pour s’assurer qu’il ne s’écroulerait pas.

Elle marchait, radieuse dans le matin, les rayons du soleil encore jeune jouaient dans ses cheveux, s’accrochaient à ses lèvres, riaient avec ses yeux et chatouillaient ses épaules laissées nues par son débardeur. Elle ne semblait pas avoir froid et pourtant quelques flocons de neige s’attardaient encore ça et là dans l’herbe des plates-bandes du parc.

Il la regarda marcher, apparemment sereine, elle ne l’avait pas encore vu, lui, accroché stupidement à son stupide banc et il se maudit d’être aussi incapable d’empêcher ses jambes de n’en faire qu’à leur tête. Plus elle approchait plus son coeur battait, comme s’il battait au rythme de ses pas.

Un sourire éclaira son visage quand elle le vit, son coeur dansa dans sa poitrine et une nuée de papillons sembla soudain voleter autour de son estomac alors que celui-ci accélérait encore sa folle sarabande. Cela faisait deux jours qu’elle sommeillait plus qu’elle ne dormait et elle s’était définitivement éveillée aux environs un peu flous de quatre heures du matin. Depuis, elle s’affairait sans but réel à des tâches aléatoires plus destinées à tromper le temps qu’à autre chose, elle n’avait achevé aucunes d’elles, trop fébrile pour garder son attention sur quelque chose suffisamment longtemps.

Elle s’était lentement habillée il y a deux heures, elle avait enfilé ce débardeur blanc à lanières croisées dans le dos et un jean délavé à la coupe simple mais qui mettait toute fois ses formes en valeur comme toujours et, comme toujours, son bracelet framboise lui enserrait le poignet. Si elle ressemblait à ce qu’elle était chaque jour, pourquoi avait-elle mit deux heures et quelques minutes de plus que d’habitude à s’habiller et à se coiffer ?

Et, alors que son coeur intensifiait encore le rythme de ses battements, elle décida d’abandonner cette question derrière elle, sur cette allée gravillonnée.

Il capta son regard, elle détourna les yeux.

Il sentit ses jambes lui faire défaut et raffermit sa prise sur le banc, elle ne parvenait à avancer qu’au prix d’un effort immense et pourtant elle était comme portée par l’air, comme si elle avait eut des ailes.

Et soudain leurs mains s’effleurèrent, se touchèrent, se lièrent pour mieux se défaire, se perdre et se retrouver, se rencontrèrent enfin pour ne plus se quitter. L’absence accentue le désir lorsqu’on aime vraiment et eux s’aimaient au delà des mots et de la peau, au delà même du monde.

Car en cet instant il n’y avait qu’elle et lui, lui et elle, le monde avait cessé de tourner et le temps même s’était arrêté pour mieux les laisser s’aimer.

Le regard qu’ils échangèrent valut autant et même davantage que tous les je t’aime qu’ils auraient put prononcer.

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